Sur la planche que le Christ charpentier vient de tailler, j'ai gravé une phrase de l'Évangile, dans la pierre, au burin fin : « Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour ». Quatorzième et dernier détail iconographique de cette œuvre — peut-être le plus dense théologiquement. Cette planche dit trois choses à la fois, comme un nœud où se rejoignent l'humain, le sacré et la Passion.
D'abord, le pain matériel — celui que gagne le travail des mains. C'est ce que font les jeunes accueillis aux Apprentis d'Auteuil de Marseille quand ils apprennent un métier : ils apprennent à gagner leur pain, et avec lui leur dignité. Ensuite, le pain eucharistique — celui que le Christ donnera à la dernière Cène, et qui rejoint la prière du Notre Père. Le même mot, deux niveaux : le pain qui nourrit le corps, le pain qui nourrit l'âme. Enfin, la croix à venir — car cette planche que le Christ taille, c'est aussi le bois de sa propre Passion. Au sol de la statue, j'ai disposé des clous. Le charpentier prépare, sans le savoir, l'instrument de son sacrifice.
Cette page est la dernière des quatorze vues du Christ charpentier — comme le Notre Père est la dernière prière que le Christ a enseignée à ses disciples. C'est aussi le détail qui résume tout : l'œuvre entière en un mot, le travail entier en un geste, la foi entière en une planche gravée. Pour ceux qui cherchent à commander une statue d'art sacré sur mesure — paroisse, école catholique, fondation — c'est précisément cette densité iconographique que je vous propose : non pas une statue de catalogue, mais une œuvre pensée pour votre lieu, votre charisme, votre mission. Sculptée à la main, dans un seul bloc de pierre naturelle, pour les siècles à venir.