Dans la mythologie grecque et romaine, les naïades sont les nymphes des eaux douces — sources, rivières, lacs, fontaines — gardiennes invisibles des cours d'eau et protectrices des voyageurs qui s'y abreuvent.
Elles se distinguent des néréides, nymphes de la mer, et des oréades, nymphes des montagnes. Chaque source, chaque ruisseau, chaque petit lac avait sa naïade tutélaire. Hésiode, dans la Théogonie (VIIIe-VIIe siècle av. J.-C.), recense les principales d'entre elles. La statuaire des naïades est l'un des grands thèmes de la sculpture des fontaines, des bassins, des jardins d'eau, depuis l'Antiquité — Hadrien en peuplait sa villa de Tivoli. Au XVIIIe-XIXe siècle, elles ornent les fontaines de Versailles, des Tuileries, du Luxembourg. Cette Naïade en terre crue patinée or 15 cm en est une variation intime : la nymphe assise au bord de l'eau, dans un format de cabinet plutôt qu'à l'échelle de la fontaine monumentale.