Depuis cet angle trois-quarts dos, la Naïade révèle une architecture corporelle d'une grande fluidité. Le dos nu, légèrement penché vers l'avant, dessine une courbe continue depuis la nuque jusqu'aux hanches. La chevelure relevée en un chignon compact libère entièrement le cou et les épaules, donnant à la silhouette une verticalité élégante que contrebalance le geste d'inclinaison vers l'eau.
La patine or brillante, vue sous cet angle, révèle toute sa richesse chromatique. Les tons chauds du métal précieux dominent les surfaces exposées à la lumière — épaule, haut du dos, nuque — tandis que les zones en retrait s'assombrissent jusqu'à un or brun profond qui creuse les transitions musculaires.
Le socle en granit vert, visible depuis ce point de vue dans toute sa masse minérale, contraste avec la légèreté dorée de la figure. Ce contraste de matières — l'or chaud contre le vert froid, la rondeur organique contre l'angle géométrique — est l'un des partis pris les plus assumés de l'œuvre.