Dans la mythologie grecque et romaine, les nymphes sont des divinités mineures qui habitent les bois, les sources, les rivières, les montagnes. Elles personnifient les forces vives de la nature — la fraîcheur de l'eau, la jeunesse de la végétation, le souffle du vent.
En sculpture, la nymphe est l'une des figures les plus représentées du nu féminin, depuis l'Antiquité. La Nymphe à la coquille, la Nymphe se baignant, la Nymphe surprise, sont des sujets canoniques du XVIIIe et du XIXe siècle. Étienne Maurice Falconet avec sa Diane au Bain, James Pradier, Auguste Carrier-Belleuse, Albert Carrier-Belleuse, plus tard Auguste Rodin et Aristide Maillol ont multiplié les variations sur ce thème. Cette Nymphe se lavant en terre crue patinée bronze 20 cm renoue avec cette tradition : la nymphe agenouillée, dans le geste intime du bain, tête renversée vers le ciel dans une posture entre prière et abandon — comme si la fraîcheur de l'eau qu'elle reçoit l'élevait vers le haut.