Cette nymphe se lavant en terre crue patinée en bronze appartient à la tradition des petits bronzes de cabinet — ces œuvres intimes que l'on tient dans la main avant de les poser sur un bureau, une cheminée, une console — tout en proposant une matière radicalement différente. La terre crue patinée, patinée en bronze, offre une chaleur que le métal fondu ne peut pas toujours atteindre.
La posture est celle de l'abandon consenti — genoux repliés, bras qui enveloppent les jambes, tête renversée vers le ciel dans un geste qui évoque aussi bien la prière que la jouissance de l'eau fraîche. La chevelure longue et libre, traitée en mèches souples, est l'un des éléments les plus travaillés de la pièce. Le socle en marbre blanc, carré et stable, dialogue avec la chaleur dorée de la figure par un contraste de matières délibérément choisi.