Nymphe se lavant — Statuette terre crue patinée en bronze 20 cm | Jean-Joseph Chevalier sculpteur
Nymphe se lavant statuette en terre crue patinée en bronze 20 cm — nu féminin agenouillé, patine bronze dorée, socle marbre blanc, Jean-Joseph Chevalier sculpteur

Atelier Jean-Joseph Chevalier  ✦  Statuette Figurative  ·  Terre Crue Patinée en Bronze

La Nymphe

 

Statuette figurative originale en terre crue patinée en bronze — nymphe nue agenouillée, hauteur 20 cm. Patine bronze dorée, socle marbre blanc. Une œuvre qui capte la lumière comme le bronze antique.

Statuette originale — Terre crue patinée en bronze

L'Or de la Terre

 

Cette nymphe se lavant en terre crue patinée en bronze appartient à la tradition des petits bronzes de cabinet — ces œuvres intimes que l'on tient dans la main avant de les poser sur un bureau, une cheminée, une console — tout en proposant une matière radicalement différente. La terre crue patinée, patinée en bronze, offre une chaleur que le métal fondu ne peut pas toujours atteindre.

La posture est celle de l'abandon consenti — genoux repliés, bras qui enveloppent les jambes, tête renversée vers le ciel dans un geste qui évoque aussi bien la prière que la jouissance de l'eau fraîche. La chevelure longue et libre, traitée en mèches souples, est l'un des éléments les plus travaillés de la pièce. Le socle en marbre blanc, carré et stable, dialogue avec la chaleur dorée de la figure par un contraste de matières délibérément choisi.

Fiche technique

Matériau

Terre crue patinée en bronze
Modelage à la main
Ronde-bosse

Dimensions

Hauteur 20 cm
Patine bronze dorée
Socle marbre blanc

Sujet

Nymphe se lavant
Nu féminin agenouillé
Tête levée, chevelure libre

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Questions Fréquentes — Nymphe se lavant

Sur la Nymphe

 

Statuette en terre crue patinée bronze doré, hauteur 20 cm. Nymphe agenouillée, tête renversée vers le ciel, chevelure libre, dans la tradition de la nymphe au bain (Falconet, Pradier, Carrier-Belleuse, Rodin). Socle marbre blanc. Quatre vues.

I Qu'est-ce qu'une nymphe en sculpture ? Quelle iconographie ? +

Dans la mythologie grecque et romaine, les nymphes sont des divinités mineures qui habitent les bois, les sources, les rivières, les montagnes. Elles personnifient les forces vives de la nature — la fraîcheur de l'eau, la jeunesse de la végétation, le souffle du vent.

En sculpture, la nymphe est l'une des figures les plus représentées du nu féminin, depuis l'Antiquité. La Nymphe à la coquille, la Nymphe se baignant, la Nymphe surprise, sont des sujets canoniques du XVIIIe et du XIXe siècle. Étienne Maurice Falconet avec sa Diane au Bain, James Pradier, Auguste Carrier-Belleuse, Albert Carrier-Belleuse, plus tard Auguste Rodin et Aristide Maillol ont multiplié les variations sur ce thème. Cette Nymphe se lavant en terre crue patinée bronze 20 cm renoue avec cette tradition : la nymphe agenouillée, dans le geste intime du bain, tête renversée vers le ciel dans une posture entre prière et abandon — comme si la fraîcheur de l'eau qu'elle reçoit l'élevait vers le haut.

II Pourquoi la tête renversée vers le ciel ? +

La tête renversée vers le ciel est l'élément le plus singulier de la composition. C'est un geste qui évoque aussi bien la prière que la jouissance de l'eau fraîche : le visage offert à ce qui descend du haut.

Cette posture est rare dans la sculpture du nu féminin : la plupart des baigneuses regardent vers le bas (l'eau, leur corps, leur reflet). Ici, le geste est inverse et ascendant : la nymphe lève le visage, ferme parfois les yeux, s'abandonne à ce qu'elle reçoit. Cette ambiguïté entre extase mystique et plaisir charnel est l'une des grandes traditions de la sculpture — on la retrouve dans l'Extase de sainte Thérèse de Bernin (1647-1652, église Santa Maria della Vittoria, Rome) où la sainte est représentée dans le même renversement extatique. Cette Nymphe est profane, mais le geste appartient à la même grammaire plastique. La chevelure longue et libre, traitée en mèches souples, accompagne ce mouvement de renversement et descend dans le dos, ouvrant l'arrière de la silhouette.

III Comment fonctionne la patine bronze dorée sur terre crue ? +

La patine bronze dorée de la Nymphe est obtenue par application successive de pigments — ocres jaunes, terres rouges, oxydes — puis fixée par cires. Elle donne à la terre crue argile l'éclat lumineux du métal sans en avoir la froideur.

Le principe de la patine est le contraste creux/saillies : les creux (aisselles, plis du genou, racine de la chevelure, cou) reçoivent une tonalité plus sombre et concentrent l'ombre ; les saillies (épaules, dos, cuisses, front) reçoivent une tonalité plus claire qui capte la lumière et la restitue. Le résultat est une vibration de la surface qui imite à la fois le bronze ancien et la peau hâlée. La patine bronze dorée est plus chaude et lumineuse que la patine bronze brun (employée pour L'Éveil), et plus douce que la patine or brillante (employée pour La Naïade). Elle convient particulièrement à la posture renversée et lumineuse de cette Nymphe. Le socle en marbre blanc, carré et stable, contraste volontairement avec la chaleur dorée de la figure.

IV Quatre vues, comment les lire ? +

Les quatre vues font le tour complet de la statuette — et chacune révèle un aspect différent du geste.

Le trois-quarts dos est la vue qui révèle le mieux l'élan ascendant de la posture : tête levée vers le ciel, chevelure libre, dos qui s'ouvre, hanches stables. La vue de dos dévoile le dos nu finement modelé : la longue chevelure ondulée qui descend, les omoplates, la chute des reins. La vue de face montre le visage expressif : tête inclinée, bouche entrouverte, regard intérieur qui fait basculer l'extase mystique vers le recueillement intime. Le profil droit donne l'arabesque corporelle complète : tête renversée, ligne du cou, courbe du dos, repli des jambes — toute la silhouette élancée et tendue dans son geste vertical.

V Cette Nymphe dialogue-t-elle avec les autres œuvres ? +

Oui. La Nymphe se lavant entre dans la famille des statuettes de cabinet en terre crue patinée qui forment le cycle de l'eau et de l'intimité féminine.

Quatre statuettes forment ce cycle : La Baigneuse (30 cm, terre crue patinée ocre dorée aux reflets verdâtres, femme assise sur rocher), La Naïade (15 cm, terre crue patinée or brillante, baigneuse au bord de l'eau, jambe et main dans l'eau, socle granit vert), L'Aube (15 cm, terre crue patinée bronze doré, nu féminin recueilli tête inclinée), et cette Nymphe se lavant (20 cm, terre crue patinée bronze doré, agenouillée tête renversée). Trois de ces figures sont en posture de retrait (Baigneuse assise, Naïade au bord de l'eau, Aube recueillie), tandis que la Nymphe partage avec L'Éveil (20 cm, bras levés tête renversée) une posture ascendante. Pour les pièces monumentales en pierre : Vénus Antique, Fillette au Silence. Pour l'ensemble du catalogue : Nus & Figures et galerie ronde-bosse.

Pour une statuette de nymphe

Une nymphe, une naïade, une figure de l'eau et de l'intimité — en terre crue patinée bronze ou or, à poser sur la console ou la cheminée.

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