Baigneuse en terre crue patinée 30 cm — Sculpture figurative | Jean-Joseph Chevalier sculpteur
Baigneuse en terre crue patinée 30 cm — sculpture figurative originale, femme nue assise, patine ocre dorée, Jean-Joseph Chevalier sculpteur

Atelier Jean-Joseph Chevalier  ✦  Sculpture Figurative  ·  Ronde-Bosse

La Baigneuse

 

Sculpture figurative originale en terre crue patinée — femme nue assise, hauteur 30 cm. Patine ocre dorée aux reflets verdâtres, socle rocheux irrégulier évoquant le bord de l'eau.

Sculpture originale — Terre crue patinée

La Terre & la Lumière

 

Cette baigneuse en terre crue patinée appartient à la longue tradition du nu féminin en sculpture — celle des Renoir, des Maillol, des Rodin — tout en affirmant une sensibilité contemporaine dans le traitement de la matière. La terre crue, travaillée directement à la main, conserve la trace du geste du sculpteur dans chaque creux, chaque saille.

La patine bicolore — ocre dorée en lumière, vert cendré dans les ombres — est obtenue par l'application successive de pigments naturels qui font vibrer la surface comme une peau vivante. Le socle rocheux, brut et irrégulier, ancre la figure dans un lieu évocateur : une pierre plate au bord d'un ruisseau, un instant d'été suspendu.

Fiche technique

Matériau

Terre crue patinée
Modelage à la main
Ronde-bosse

Dimensions

Hauteur 30 cm
Patine ocre dorée
Reflets verdâtres

Sujet

Nu féminin
Femme assise
Socle rocheux

~ ✦ ~
 
 
 
 
Questions Fréquentes — La Baigneuse

Sur la Baigneuse

 

Femme nue assise en terre crue patinée, hauteur 30 cm. Patine ocre dorée aux reflets verdâtres, socle rocheux irrégulier évoquant le bord de l'eau. Tradition de la baigneuse de Falconet à Maillol, en passant par Renoir et Rodin. Quatre vues.

I Pourquoi une baigneuse ? Dans quelle tradition ? +

La baigneuse est l'un des sujets les plus constants de la sculpture occidentale — un motif qui permet de représenter le nu féminin dans une situation justifiée par la scène, dans un geste, dans un instant suspendu.

La tradition de la baigneuse en sculpture commence au XVIIIe siècle avec la Diane au Bain d'Étienne Maurice Falconet (1716-1791), modèle qui sera copié et décliné pendant deux siècles. Le XIXe siècle en fait un genre majeur : James Pradier, Auguste Carrier-Belleuse, et plus tard Auguste Rodin avec ses Baigneuses. En peinture, c'est le motif central de Pierre-Auguste Renoir et d'Edgar Degas. Au XXe siècle, Aristide Maillol reprend le motif dans toute sa puissance plastique. Cette Baigneuse en terre crue patinée 30 cm renoue avec cette tradition dans un format intime — la femme nue assise, dans l'instant qui précède ou suit le bain, geste familier devenu motif d'art.

II Comment fonctionne la patine ocre dorée aux reflets verdâtres ? +

La patine bicolore de la Baigneuse — ocre dorée en lumière, vert cendré dans les ombres — est l'une des plus complexes du catalogue de l'atelier. Elle évoque la terre cuite ancienne retrouvée par l'archéologie autant que la peau hâlée par l'été.

Cette patine est obtenue par application successive de pigments naturels — ocres, terres, oxydes — puis fixée par cires. L'ocre dorée qui domine donne le ton chaud des saillies (épaules, poitrine, genoux). Les reflets verdâtres dans les creux (aisselle, plis du ventre, pli du genou) imitent la patine d'oxydation des bronzes antiques retrouvés en mer ou enterrés — le célèbre vert-de-gris qui couvre les bronzes des fonds marins. Cette double tonalité fait vibrer la surface comme une peau vivante, alors que la matière sous-jacente est de la simple terre crue argile. C'est l'un des secrets de la statuette de cabinet : dans 30 centimètres, concentrer une complexité plastique et chromatique que les grandes pièces ne demandent pas.

III Pourquoi le socle rocheux brut et irrégulier ? +

Le socle rocheux sur lequel la Baigneuse est assise n'est pas un socle régulier de marbre : c'est une évocation directe du bord d'eau — une pierre plate au bord d'un ruisseau, un rocher poli par les courants, une dalle au pied d'une cascade.

Ce parti pris narratif distingue la Baigneuse des trois autres statuettes de cabinet de l'atelier (Nymphe, Aube, Naïade) qui sont posées sur des socles géométriques en marbre blanc ou granit vert. Ici, la sculpture contient son propre lieu : la femme et la pierre sur laquelle elle est assise sont sculptées d'un même geste, en continuité de matière. C'est plus narratif, plus concret — on imagine immédiatement la scène. C'est aussi un format plus généreux : les 30 cm de hauteur incluent ce socle naturel, alors que les statuettes plus petites (15-20 cm) sont posées sur leur propre socle minéral. La Baigneuse est ainsi à mi-chemin entre la statuette intime et la sculpture autonome.

IV Quatre vues, comment les lire ? +

Les quatre vues révèlent à chaque fois un aspect différent de la composition — ce qui change avec la rotation autour de la pièce.

La vue de face donne l'équilibre de la composition : buste redressé, regard intérieur, jambes ramenées. La vue de dos dévoile le dos nu finement modelé, la chevelure ondulée qui descend, la patine bicolore qui passe de l'ocre au vert sur les omoplates et les reins. Le profil droit montre la dynamique de la silhouette : la diagonale du bras levé qui retient ou démêle la chevelure, la chevelure spiralée qui dessine une boucle dans l'espace. La vue trois-quarts est l'angle du sculpteur — celui sous lequel la composition est conçue : la torsion du torse, la tension entre épaules et hanches, le visage expressif qui se livre dans cet angle préféré.

V La Baigneuse dialogue-t-elle avec les autres œuvres ? +

Oui. La Baigneuse occupe une position de pivot dans le catalogue : elle relie le registre monumental en pierre et le registre intime en terre crue patinée.

Par son sujet — le nu féminin assis dans la nature — elle prolonge la Vénus Antique en pierre calcaire 1,20 m dans un format de cabinet. Par sa matière et son esprit aquatique, elle entre dans la famille des nymphes : la Nymphe se lavant (20 cm, terre crue bronze, agenouillée tête renversée), La Naïade (15 cm, terre crue or, jambe et main dans l'eau), et la L'Aube (15 cm, recueillie). Ces quatre figures forment un cycle de l'eau et de l'intimité féminine en terre crue patinée. La Baigneuse, par sa dimension de 30 cm et son socle rocheux narratif, est la plus généreuse et la plus scénique de la série. Voir aussi L'Éveil, autre statuette de la série mais résolument ascendante au lieu de recueillie. Pour l'ensemble : catalogue Nus & Figures et galerie ronde-bosse.

Pour une statuette de cabinet

Une baigneuse, une nymphe, une figure intime — en terre crue patinée bronze, or ou ocre, à poser sur la console, la cheminée, la bibliothèque.

Contacter l'Atelier

— ✦ —