C'est de face que la sculpture révèle d'emblée tout son équilibre. La jeune femme est assise, le corps légèrement recueilli sur lui-même, dans une posture à la fois naturelle et savamment composée. Son buste se redresse avec grâce, les épaules dégagées, la nuque libre, offrant au regard une présence calme et affirmée.
Le visage, légèrement incliné vers la droite, exprime une sérénité douce, presque mélancolique. Les traits sont modelés avec finesse — les paupières mi-closes, les lèvres entrouvertes dans un demi-sourire intérieur. Ce regard tourné vers le bas évoque un moment de recueillement, une pensée suspendue au bord du geste.
Le bras gauche se lève pour effleurer la chevelure relevée, créant une diagonale souple qui structure la composition sans la rigidifier. L'autre bras, replié, retient sur les genoux un linge souple dont les plis tombent naturellement vers la base. La patine ocre dorée, aux reflets verdâtres dans les creux, souligne chaque volume avec subtilité, révélant les tensions du modelé que la main du sculpteur a imprimées dans la terre.