I · Iconographie
Les trois flèches
du martyre
Attribut historique · Catacombe de Priscille · 1802
Les trois flèches sont l'attribut historique distinctif de sainte Philomène. Elles figuraient déjà gravées en effigie sur les pierres de la catacombe de Priscille découvertes le 25 mai 1802 à Rome — palme, ancre, fleur et trois flèches, indices archéologiques d'un martyre par sagittation.
La tradition rapportée par sœur Maria Luisa di Gesù (Naples, 1833) précise le récit du supplice : trois tentatives successives, deux miraculeusement déjouées (flèches retournées contre les archers, puis flèches brûlantes), la troisième consommant le martyre. Trois flèches, trois épreuves, trois passages — c'est le nombre symbolique de la perfection du martyre chrétien.
Sculptées ici en bouquet contre la poitrine de la sainte glorifiée, dans la main gauche, elles sont les trophées de sa passion.
II · Révélation 1833
La couronne de roses
& le miracle des roses
Cognoscar per rosas meas · Naples 1833
Le 21 décembre 1833, à Naples, sainte Philomène se serait révélée à sœur Maria Luisa di Gesù, religieuse dominicaine, en prophétisant : « Cognoscar per rosas meas — Je serai connue par mes roses. »
Cette parole, recueillie dans le journal spirituel de la sœur et reconnue par l'autorité ecclésiastique de Mugnano, devient la signature spirituelle propre de Philomène parmi toutes les vierges martyres.
À partir de cette révélation, le miracle des roses — apparitions inexpliquées de roses fraîches sur les autels de la sainte, à Mugnano del Cardinale, à Naples et dans le monde entier — devient le signe propre de son intercession. La rose, traditionnellement attribut marial (Rosa Mystica, Rose du Paradis) devient ainsi spécifique de Philomène.
III · Symbole glorieux
La palme du martyre
victoire chrétienne
Palma martyrum · Apocalypse 7, 9
La palme du martyre est l'attribut universel des saints martyrs depuis le christianisme primitif. Selon l'Apocalypse (Ap 7, 9), les saints au Paradis tiennent en main « des palmes » — symbole de la palma martyrum, victoire chrétienne sur la mort.
La palme figurait déjà gravée parmi les symboles de la tombe de Priscille découverte en 1802. Sculptée ici en gros plan, dans la main droite de la sainte, elle est grande, ouverte, glorieuse.
Les feuilles longues et ouvragées sont taillées une à une à la pointerolle puis affinées au ciseau plat dans la pierre calcaire naturelle — défi technique majeur de la taille directe à la main : chaque feuille arrachée au bloc sans rupture, sans rapport collé ni cassure cachée.
IV · Deux iconographies
La sainte glorifiée
& la sainte martyrisée
Iconographie chrétienne · Deux types canoniques
L'iconographie chrétienne distingue deux types de représentation des saints martyrs : (a) la sainte au moment du martyre — vivante, traversée par l'Esprit, debout dans la tempête, vêtements en mouvement — et (b) la sainte glorifiée au Paradis — couronnée, en majesté, drapé classique vertical, regard incliné dans le recueillement intercessoire.
L'atelier Jean-Joseph Chevalier a sculpté les deux iconographies de sainte Philomène : en 2008, une statue de la sainte martyrisée, drapé emporté par le vent, ancre du Tibre, épitaphe gravée — la sainte traversée par l'Esprit au moment du supplice.
Et en 2012, la présente statue de la sainte glorifiée, couronnée de roses, drapé vertical, palme et trois flèches en trophées. Deux iconographies complémentaires, sculptées dans la même pierre calcaire, par la même main.
V · Dévotion française
Pauline Jaricot
& la propagation française
Œuvre de Propagation de la Foi · Lyon 1835
En 1835, la jeune Pauline Jaricot (1799–1862), fondatrice de l'Œuvre de Propagation de la Foi à Lyon et du Rosaire Vivant, gravement malade et donnée perdue par les médecins, fut miraculeusement guérie au sanctuaire de Mugnano del Cardinale lors d'un pèlerinage.
La tradition raconte que l'une des roses de l'autel de la sainte fut posée sur sa poitrine — d'où le lien iconographique entre la rose et l'intercession philoménienne.
Le pape Grégoire XVI, témoin du miracle, autorisa officiellement le culte public de sainte Philomène et la béatifia en 1837. C'est à partir de ce miracle de Pauline Jaricot que la dévotion à sainte Philomène se propage en France, portée par les Œuvres pontificales missionnaires, par les ordres religieux, par les sanctuaires français.
VI · Pratique dévotionnelle
Une statue de saint
pour votre dévotion
Chapelle privée · Oratoire de famille · Coin prière
Une statue de saint en pierre véritable est tout autre chose qu'un objet décoratif : c'est un support de la prière personnelle, un lieu de présence sacrée dans la demeure, le rappel quotidien d'un patronage.
La tradition catholique a toujours encouragé la statuaire chrétienne dans les maisons des fidèles — chapelles privées de château ou demeure, oratoires de famille, coin prière, niche dédiée au saint patron.
Sainte Philomène, en particulier, est invoquée pour les enfants, les jeunes filles, la pureté, les causes désespérées et les âmes du Purgatoire. Une statue en pierre naturelle de 120 cm trouve sa place dans une chapelle privée, un oratoire de famille, un grand vestibule, un hall d'entrée de demeure, une bibliothèque. Elle reçoit la lumière, prend une patine, devient le centre silencieux d'une maison.
VII · Atelier Jean-Joseph Chevalier · Œuvres jumelles
Deux sculptures, une sainte
— l'atelier de référence en France
Maillage croisé · Statue 70 cm 2008 & Statue 120 cm 2012
L'atelier Jean-Joseph Chevalier, sculpteur sur pierre d'art sacré chrétien établi à Brignoles (Var, Provence), a sculpté deux statues de sainte Philomène en pierre calcaire naturelle, à quatre années d'intervalle. Un fait probablement unique dans la statuaire chrétienne française contemporaine. Chaque statue figure une iconographie différente de la même sainte, dans le même matériau noble, par la même main de sculpteur.
La statue de 2008 figure la sainte vivante, drapé emporté par le vent, s'appuyant sur l'ancre du Tibre, l'épitaphe PAX TECUM FILUMENA gravée sur les trois pierres empilées au socle — c'est l'archéologie chrétienne sculptée, la sainte de Priscille. La présente statue de 2012 figure la sainte glorifiée, couronnée de roses, drapé classique, palme et flèches en trophées — c'est la sainte du Paradis, celle de la révélation de 1833 à Naples.
L'atelier Jean-Joseph Chevalier réalise sur commande, depuis l'atelier de Brignoles, des statues de saints en pierre naturelle calcaire pour particuliers chrétiens, chapelles privées, oratoires de famille, propriétés, collectionneurs d'art sacré, paroisses, abbayes, congrégations et sanctuaires, en France, Belgique, Suisse, Luxembourg, Italie et à l'étranger. Tous les saints peuvent être sculptés — voir le catalogue des Saints & Saintes.
Atelier
Atelier Jean-Joseph Chevalier — sculpteur sur pierre d'art sacré chrétien en France, Brignoles (Var, Provence) ·
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