Cette vue rapprochée réunit les deux attributs qui identifient sainte Barbe entre toutes. Dans la main droite, la palme : signe universel du martyre dans l'art chrétien, héritée de l'Antiquité où elle couronnait les vainqueurs. Elle dit la victoire de la foi sur la persécution — sainte Barbe ayant été, selon la tradition, décapitée par son propre père pour avoir refusé d'abjurer.
À ses pieds se dresse la tour. C'est l'attribut le plus reconnaissable de la sainte : son père Dioscore l'avait enfermée dans une tour pour la soustraire au monde. Convertie au christianisme durant sa réclusion, Barbe fit percer dans la tour une troisième fenêtre, en l'honneur de la Sainte Trinité — le Père, le Fils et le Saint-Esprit. La tour aux trois fenêtres devint le signe de sa foi, et le motif par lequel l'art la désigne depuis le Moyen Âge.
Le sculpteur a réuni ces deux signes dans une même vue, comme pour résumer toute l'histoire : la tour qui enferme et révèle, la palme qui couronne. Taille directe dans la pierre calcaire, à la gradine et au ciseau, en suivant le grain de la pierre.