Le profil droit révèle la richesse décorative de la sculpture dans une lumière plus dorée et enveloppante. On voit ici dans toute son ampleur la guirlande de roses qui borde le fichu — ce fichu blanc qui *entoure les épaules et se croise autour de la ceinture*, tel que les enfants l'ont décrit après l'apparition. Jean-Joseph Chevalier a sculpté chaque rose individuellement, avec ses pétales, ses feuilles, ses tiges entrelacées — un travail de précision dans la pierre calcaire d'une délicatesse remarquable.
La draperie du manteau et de la robe est traitée avec une maîtrise qui dit toute l'expérience du sculpteur dans le travail des étoffes en taille directe. Les plis tombent avec une logique anatomique et gravitationnelle — on sent le poids du tissu, sa masse, le corps qu'il recouvre. La lumière dorée qui éclaire cette vue depuis la droite sculpte ces plis d'ombre et de lumière, révélant chaque détail de surface.
Le socle en pierre brute, visible ici dans son développement complet, est traité selon la tradition du *Non Finito* — cette convention sculpturale qui laisse visible la matière brute d'où émerge la figure. Le rocher de la montagne de La Salette est ainsi présent, évoqué, dans ce socle qui n'est pas une base neutre mais une géologie, un lieu — la montagne des Alpes dauphinoises où la Vierge s'est assise pour pleurer.