Le panneau droit porte la vision du salut accompli. L'eau de la coupe de l'Enfant entre dans le temple — ici la Cathédrale Saint-Vincent de Viviers en Ardèche, diocèse destinataire de cet autel, sculptée en bas-relief avec une précision remarquable — et en ressort pour irriguer le désert, accomplissant la prophétie d'Ézéchiel : « Tout vivra partout où parviendra le torrent » (Ez 47, 9).
En bas du panneau repose le lion — et avec lui s'ouvre la vision d'Isaïe : « Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera avec le chevreau » (Is 11, 6). L'Agneau repose sa tête sur le lion — image du Paradis, de la paix restaurée par le sacrifice du Christ. Ce que le sang détruisait à gauche en terrassant le Dragon, l'eau accomplit à droite en donnant la vie. Deux flux de la même coupe, le même amour, deux visages du même mystère du Précieux Sang.