Vue de face, l'intention du projet se révèle. Le vide sous la table — entre les quatre colonnes — n'est pas un manque, c'est une fenêtre. Il a été conçu dès l'origine pour laisser voir l'Agneau sculpté sur le devant du maître-autel baroque qui se dresse derrière.
Pendant la célébration eucharistique, l'assemblée peut voir à travers le nouvel autel le symbole du Christ-Agneau immolé — celui dont le sacrifice est renouvelé sur cette même table. Le nouvel autel ne cache pas l'ancien, il le révèle. C'est peut-être la décision la plus théologiquement juste de tout ce projet.