Autel de la Miséricorde — Chapelle des Missionnaires de Toulon | Jean-Joseph Chevalier, Sculpteur
Autel en pierre de la Miséricorde sculpté à la main — anges dorés à la feuille d'or, tabernacle à l'Agneau, fresque à fresco, taille directe par Jean-Joseph Chevalier sculpteur d'art sacré pour la chapelle des Missionnaires de Toulon

Atelier Jean-Joseph Chevalier  ✦  Autel en Pierre  ·  Mobilier Liturgique

Autel de la Miséricorde

 

Autel en pierre, anges dorés à la feuille d'or, tabernacle à l'Agneau, crucifix en marbre et fresques à fresco. Chapelle des Missionnaires de la Miséricorde, Toulon.

Réalisation — Chapelle des Missionnaires de la Miséricorde

Pierre, Or & Fresque

 

Cet autel en pierre a été conçu et réalisé pour la chapelle des Missionnaires de la Miséricorde à Toulon. Il conjugue plusieurs matières et techniques : la pierre sculptée, le marbre du crucifix, la feuille d'or qui revêt les anges adorateurs, et la fresque à fresco peinte dans l'abside — un ensemble qui fait de cette chapelle un lieu de beauté totale, au service de la prière.

Le tabernacle porte l'Agneau de l'Apocalypse, immolé. Les deux anges qui l'encadrent — l'un adorateur, l'autre au silence — veillent sur la présence réelle. Sept vues témoignent de la richesse de ce programme liturgique.

Fiche technique

Matériaux

Pierre sculptée
Marbre
Feuille d'or
Fresque à fresco

Iconographie

Anges adorateurs dorés
Tabernacle à l'Agneau
Crucifix en marbre
Fresque dans l'abside

Lieu

Chapelle des Missionnaires
de la Miséricorde
Toulon, Var

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Autour de cet Autel

Pierre, Or & Fresque

 

Un autel ad orientem, sur mesure, en pierre naturelle, marbre, feuille d'or et fresque à fresco. Un ensemble liturgique complet pour la Chapelle des Missionnaires de la Miséricorde de Toulon, conjuguant toutes les techniques de l'art sacré.

I Qu'est-ce qu'un autel ad orientem, et pourquoi ce choix ? +

Un autel ad orientem (« vers l'orient », en latin) est un autel devant lequel le prêtre célèbre la messe tourné dans la même direction que les fidèles — vers le Christ qui vient, symbolisé par le soleil levant.

Cette orientation, qui était la pratique universelle de l'Église depuis les premiers siècles jusqu'à Vatican II, n'a jamais été abolie : la Présentation générale du Missel romain mentionne expressément la possibilité (PGMR n° 299), et le pape Benoît XVI comme le cardinal Robert Sarah l'ont récemment encouragée. La symbolique est forte : le prêtre ne tourne pas le dos au peuple, il marche devant lui, comme le berger devant son troupeau, vers le Seigneur. Le prophète Malachie (4,2) annonce le Christ comme « Soleil de justice » (sol justitiae), et toute la liturgie chrétienne ancienne s'est orientée vers ce Soleil. Pour la Chapelle des Missionnaires de la Miséricorde de Toulon, le choix d'un autel ad orientem est une fidélité consciente à cette tradition millénaire, sans rupture avec la liturgie romaine actuelle. Le Concile Vatican II (Sacrosanctum Concilium, 1963) n'a jamais demandé la célébration face au peuple : il l'a simplement permise.

II Que représente le tabernacle à l'Agneau, encadré des deux anges ? +

Le tabernacle porte l'Agneau de l'Apocalypse, immolé mais debout. Les deux anges qui l'encadrent — l'un adorateur, l'autre au silence — veillent sur la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie réservée.

« Et je vis, debout au milieu du trône et des quatre Vivants et au milieu des Anciens, un Agneau, comme égorgé. » Apocalypse 5,6

L'iconographie reprend la grande vision de saint Jean : l'Agneau immolé tient debout, vivant, au cœur de la liturgie céleste. Sur ce tabernacle, l'Agneau scelle la cohérence du programme : si l'autel est le lieu du sacrifice eucharistique, le tabernacle est le lieu de sa permanence — où le Corps du Christ demeure, attend, est adoré. Les deux anges aux postures différentes (adoration / silence) traduisent les deux attitudes que le fidèle est invité à prendre devant le Saint-Sacrement : l'adoration active et le silence contemplatif. La feuille d'or appliquée sur les anges les place dans cette dimension transcendante propre à l'icono­graphie céleste — l'or n'est pas décoration, mais signe du divin. On retrouve cette même iconographie de l'Agneau apocalyptique sur l'autel à l'Agneau de Saint-Flavien du Mourillon, également à Toulon — deux autels d'une même ville qui se répondent autour du même motif central.

III Qu'est-ce que la fresque à fresco, et pourquoi peindre l'abside ? +

La fresque à fresco (de l'italien a fresco, « sur le frais ») est la technique de peinture murale la plus durable : les pigments minéraux sont appliqués sur l'enduit de chaux encore frais, et fusionnent chimiquement avec le mur en séchant.

Cette technique, utilisée par Giotto à Assise et Padoue, par Michel-Ange à la Chapelle Sixtine, par Fra Angelico à San Marco, est exigeante : elle ne souffre aucun repentir, le peintre doit travailler chaque jour sur la portion d'enduit qu'il pourra terminer avant le séchage. Mais elle a une qualité unique : elle devient le mur lui-même. Pour la chapelle des Missionnaires de la Miséricorde, peindre l'abside à fresco signifie inscrire l'image sacrée dans la matière même du sanctuaire. Le sculpteur d'art sacré Jean-Joseph Chevalier est aussi fresquiste : cette double compétence permet une cohérence rare entre la sculpture de l'autel et la peinture de l'abside — un même artiste, une même main, une même prière. C'est ce qui distingue cet ensemble liturgique : il n'est pas l'assemblage de pièces venues d'ateliers différents, mais une œuvre d'ensemble.

IV Pourquoi un ensemble liturgique aussi complet pour cette chapelle ? +

La Chapelle des Missionnaires de la Miséricorde a fait le choix d'un ensemble liturgique total — pierre, marbre, or, fresque — parce qu'une chapelle de communauté missionnaire est avant tout un lieu de prière, dont la beauté doit accompagner et nourrir la vie spirituelle.

L'ensemble articule plusieurs éléments : l'autel en pierre, ad orientem, sur lequel s'offre le sacrifice eucharistique ; le tabernacle à l'Agneau, lieu de la présence réelle ; le crucifix en marbre, qui rappelle la croix au-dessus de l'autel comme l'a recommandé le pape Benoît XVI ; les deux anges adorateurs dorés à la feuille d'or ; et la fresque à fresco peinte dans l'abside. Chaque matière a sa fonction : la pierre porte (sacrifice), le marbre élève (croix), l'or signifie le divin (anges), la fresque ouvre l'espace (abside). Pour cet autel sur mesure, le sculpteur d'art sacré Jean-Joseph Chevalier a conçu un ensemble qui rejoint, par sa cohérence et la richesse de ses matériaux, l'autel en marbre de Brignoles, autre programme complet d'ensemble liturgique. La Présentation générale du Missel romain (n° 326) recommande pour le mobilier liturgique l'usage de matériaux « dignes, durables et en harmonie avec l'usage sacré ».

V Comment lire les sept vues documentées de cet ensemble ? +

Les sept vues documentées de cet autel sur mesure offrent un parcours du regard, de la vue d'ensemble jusqu'à l'autel illuminé pour les grandes solennités.

L'ordre : I — L'Autel de la Miséricorde, vue d'ensemble (pierre, or, marbre, fresque) ; II — La Chapelle, vue intérieure complète ; III — L'Abside, fresque à fresco peinte dans l'abside ; IV — L'Ange Adorateur, doré à la feuille d'or ; V — L'Ange au Silence, doré à la feuille d'or ; VI — La Consécration, célébrée par l'évêque ; et VII — L'Autel en Feu, illuminé pour la liturgie. Pour les autres autels en pierre et marbre, voir la page Autels.

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