L'abside révèle la plénitude du programme. Au sommet, le crucifix — la croix en pierre marbrière, le Christ en pierre calcaire blanche avec des dorures à la feuille d'or. En dessous, le tabernacle dont la porte est en pierre marbrière noire des Pyrénées : sur cette pierre sombre se détache un agneau en haut-relief sculpté en pierre calcaire blanche, jambes pliées, couché comme immolé — mais vivant. Le blanc sur le noir — contraste voulu, la lumière de la résurrection sur la nuit de la mort. C'est l'Agneau de l'Apocalypse dans sa vision la plus dense : « un Agneau qui se tenait là, comme immolé » (Ap 5, 6). De la plaie de son égorgement jaillit une source de vie.
De chaque côté du tabernacle, les deux anges porte-cierge en pierre calcaire, leurs ailes dorées à la feuille d'or. Derrière, la fresque a fresco de sœur Faustine en prière et du Christ Miséricordieux enveloppe l'ensemble dans une lumière ocre et dorée.