Le serpent écrasé renvoie au Protévangile (Genèse 3,15) : après la chute, Dieu annonce qu'une femme écrasera la tête du serpent. La tradition chrétienne identifie cette femme à Marie, et l'enfant à venir au Christ.
Sculpter le serpent sous le pied de la Vierge, c'est rendre visible cette victoire prophétique : la promesse faite en Genèse s'accomplit en Marie, et plus pleinement encore dans le Christ qu'elle porte. Le serpent est sculpté avec précision dans le calcaire, à la base de la statue : les écailles, l'enroulement, la tête écrasée — chaque détail compte. Cet élément iconographique relie Notre-Dame de Vie à la Vierge Immaculée, qui porte aussi traditionnellement le serpent sous son pied.