L'autel en pierre est en place. Dans la lumière de l'église Saint-Pierre de Chécy, le mobilier liturgique trouve son sens définitif — non plus dans l'atelier, mais dans le lieu pour lequel il a été conçu, pensé, sculpté pierre après pierre.
Les deux anges au phylactère veillent de part et d'autre du Christ en Croix. La nappe, les cierges, les fleurs — la vie liturgique s'est déjà emparée de l'autel. C'est peut-être le signe le plus éloquent de la réussite d'un mobilier sacré : quand il disparaît dans le lieu, quand on ne voit plus l'objet mais ce qu'il célèbre.