Cette étape de sculpture sur pierre calcaire illustre le travail du mouvement et de la calligraphie minérale en taille directe. Contrairement au premier ange, cette figure se distingue par la manipulation d'un phylactère — attribut classique de l'art sacré destiné à porter l'inscription Filius Dei vivi, profession de foi de saint Pierre.
L'œuvre révèle un dialogue entre la souplesse du drapé et la rigueur du bloc. Le ciseau et la râpe sont ici utilisés pour créer un jeu de plans successifs, où la main de l'ange semble se détacher de la masse pour tendre le ruban de pierre. Ce travail du demi-relief, encore environné de la poussière de l'atelier, met l'accent sur la fluidité du geste et l'intégration de l'ornement au sein du mobilier liturgique. La composition privilégie l'expression d'une présence dynamique, capturant l'instant où la matière devient messagère.