Vue de côté, l'autel en pierre révèle la profondeur du demi-relief et la qualité du travail architectural. L'ange tenant le phylactère Filius Dei vivi se détache de la surface calcaire avec une présence presque sculpturale au sens plein du terme — un être de pierre qui semble animé d'un souffle.
Cette vue latérale met en lumière la rigueur de la construction — les colonnes en pierre de taille, la corniche moulurée, la base — et la façon dont le volume de l'ange s'articule avec la structure portante. Le mobilier liturgique, vu ainsi, révèle ce que la frontalité cachait : la profondeur d'un travail pensé dans les trois dimensions.