Vue de côté, l'épée commence à se détacher de la masse calcaire. Sur la lame sont gravées les cinq croix — celles que Jeanne elle-même décrivit lors de son procès à Rouen en 1431 : « Il y avait par-dessus cinq croix. » Ces cinq croix sont mémoires des cinq plaies du Christ, inscrites dans le fer de l'épée trouvée à Sainte-Catherine-de-Fierbois, derrière l'autel, toute rouillée, et qui devint étincelante aussitôt essuyée.
En les gravant sur l'épée de calcaire de cet ambon, l'artiste relie la mission de Jeanne au mystère eucharistique — les cinq plaies du Christ qui se réactualisent sur chaque autel, proclamées depuis chaque ambon.