L'anneau de Jeanne d'Arc était l'objet le plus personnel et le plus pieux de la sainte. Le sculpter au centre de l'autel, c'est placer la piété intime de Jeanne au cœur du mystère eucharistique.
Lors de son procès à Rouen en 1431, Jeanne mentionne devant ses juges qu'elle possédait deux anneaux. L'un, donné par ses parents à Domrémy, était en métal jaune (laiton ou or non fin), portait l'inscription « Jhesus Maria » et trois petites croix — sans pierre précieuse. Jeanne avoue qu'elle « le regardait volontiers avant la bataille, par plaisir et en mémoire de son père et de sa mère ». La sculpture de cet anneau au centre de l'autel rappelle ainsi non pas la guerrière, mais la sainte : une jeune fille qui combattait avec le nom de Jésus et de Marie au doigt. La taille directe du bas-relief, par le sculpteur d'art sacré Jean-Joseph Chevalier, donne à l'anneau cette présence sobre qui convient au cœur d'un autel.