Ambon à l'Épée en Pierre — Église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rennes | Jean-Joseph Chevalier, Sculpteur
Ambon en pierre à l'épée sculpté à la main pour l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rennes — épée de Fierbois plantée dans le roc, taille directe par Jean-Joseph Chevalier sculpteur d'art sacré

Atelier Jean-Joseph Chevalier  ✦  Ambon en Pierre  ·  Mobilier Liturgique

Ambon à l'Épée

 

Ambon en pierre de taille directe — l'épée de Fierbois plantée dans le roc. Église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rennes.

Réalisation — Église Sainte-Jeanne-d'Arc

La Pierre & l'Épée

 

Cet ambon en pierre calcaire de taille directe a été conçu et sculpté pour l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rennes. Son motif central est l'épée de Fierbois plantée dans le roc — cette épée miraculeuse que Jeanne fit chercher derrière l'autel de Sainte-Catherine-de-Fierbois, et qui porta son combat jusqu'à la victoire.

La Parole de Dieu proclamée depuis cet ambon est portée par la même force — celle qui abat les portes et relève les nations. Du premier coup de ciseau jusqu'à la pose dans l'église, cinq étapes témoignent du corps-à-corps de la taille directe, méthode ancestrale où chaque geste est définitif.

Fiche technique

Matériau

Pierre calcaire
Taille directe
Finition polie

Iconographie

Épée de Fierbois
Plantée dans le roc
Taille directe
Relief sculpté

Lieu

Église Sainte-Jeanne-d'Arc
Rennes, Ille-et-Vilaine
Commande sur mesure

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Autour de cet Ambon

L'Épée de Fierbois

 

Un ambon en pierre naturelle sur mesure pour Sainte-Jeanne-d'Arc de Rennes. L'épée de Fierbois plantée dans le roc, taillée en taille directe : un ambon iconographiquement unique en France, pour proclamer la Parole avec la même force que celle reçue par la Pucelle.

I Qu'est-ce que l'épée de Fierbois ? +

L'épée de Fierbois est l'arme miraculeuse que Jeanne d'Arc fit chercher en 1429 derrière l'autel de l'église Sainte-Catherine-de-Fierbois (Indre-et-Loire), guidée par ses voix.

Lors de son procès à Rouen, le 27 février 1431, Jeanne répond elle-même à ses juges : « Étant à Tours ou à Chinon, j'envoyai quérir une épée qui était dans l'église de Sainte-Catherine-de-Fierbois, derrière l'autel. Cette épée fut trouvée sur-le-champ, toute rouillée. Je sus qu'elle était là par mes voix. » L'épée était gravée de cinq croix sur la lame, et la rouille tomba sans difficulté quand les clercs la frottèrent — elle devint étincelante. Selon une tradition (que les historiens contestent aujourd'hui), il s'agissait de l'épée de Charles Martel, déposée à Fierbois après sa victoire sur les Sarrasins à Poitiers en 732. Quoi qu'il en soit, c'est cette épée que Jeanne porta de Tours jusqu'à la délivrance d'Orléans en mai 1429, puis jusqu'au sacre de Charles VII à Reims le 17 juillet 1429. Sculpter cette épée sur l'ambon de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rennes, c'est la révéler une seconde fois — non plus pour la guerre, mais pour la Parole.

II Que signifient les cinq croix gravées sur la lame de l'épée ? +

Les cinq croix gravées sur la lame de l'épée de Fierbois symbolisent les cinq plaies du Christ : les deux des mains, les deux des pieds, et celle du côté transpercé par la lance du centurion.

« Voyant qu'il avait ainsi expiré, le centurion qui se tenait en face de lui s'écria : Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! » Évangile selon saint Marc 15,39

Le symétrie théologique est saisissante : ces cinq croix de l'épée font écho aux cinq croix de consécration de tout autel chrétien — celles que l'évêque embrase au saint chrême et à l'encens lors de la dédicace, en mémoire des cinq plaies du Christ. L'épée de Fierbois portait donc, sur sa lame, le même signe que celui qui marque chaque autel consacré au monde : la Croix. Sur l'ambon de Rennes, le sculpteur d'art sacré Jean-Joseph Chevalier a tenu à conserver cette précision iconographique. L'épée qui surgit du roc devient alors une seconde Croix, une lame-relique qui rappelle à chaque proclamation que la Parole de Dieu est tranchante comme un glaive (Hébreux 4,12).

III Comment cet ambon dialogue-t-il avec l'autel de Sainte-Jeanne-d'Arc ? +

L'ambon à l'Épée et l'autel de Sainte-Jeanne-d'Arc de Rennes forment un programme iconographique johannique unique en France : l'autel porte l'anneau et les anges du dais du sacre, l'ambon porte l'épée. Trois reliques de la Pucelle, trois moments de sa mission, trois signes pour une même église.

L'ensemble raconte toute la mission de Jeanne en mobilier liturgique sculpté : l'anneau (sur l'autel) dit la piété intime de la sainte, ce qu'elle regardait avant chaque bataille en mémoire de ses parents ; les anges du dais de Charles VII à Reims (sur l'autel) disent l'accomplissement de sa mission — le sacre du roi le 17 juillet 1429 ; l'épée de Fierbois (sur l'ambon) dit la force divine qui a porté tout cela. Et la cohérence va plus loin : l'épée a été trouvée derrière l'autel de Sainte-Catherine-de-Fierbois en 1429, et la voici aujourd'hui sculptée face à l'autel de Sainte-Jeanne-d'Arc à Rennes : un retournement liturgique magnifique. C'est la même main du sculpteur d'art sacré Jean-Joseph Chevalier qui a sculpté les deux pièces de mobilier liturgique, dans la même pierre calcaire en taille directe.

IV Pourquoi l'épée plantée dans le roc plutôt qu'une épée libre ? +

L'épée plantée dans le roc reproduit ce que vit le messager envoyé par Jeanne en 1429 : il trouva l'épée en terre, derrière l'autel, comme une révélation surgie de la pierre.

Sculpter l'épée plantée dans la masse du pupitre — et non simplement apposée à sa surface — reproduit le moment fondateur. Cela évoque aussi la scène arthurienne d'Excalibur tirée du rocher, mais retournée : ici, l'épée ne sera pas tirée ; elle reste plantée pour toujours, devenue signe de pierre. Cette stabilité convient à un ambon qui doit être fixe selon la PGMR n° 309 : l'épée n'ira plus à la guerre, sa lame est devenue parole. Le contraste technique est saisissant : la finesse de la lame taillée dans la pierre dialogue avec la masse compacte du pupitre, comme la Parole tranchante traverse la solidité du monde. C'est l'un des défis techniques majeurs de cet ambon en pierre sur mesure : réussir, en taille directe, la finesse de la lame sortant de la masse sans fragiliser l'ensemble.

V Comment lire les cinq étapes documentées de cet ambon ? +

Les cinq étapes documentées font voir le corps-à-corps de la taille directe : une épée qui émerge progressivement de la pierre, jusqu'à surgir comme d'une prophétie.

L'ordre : I — La Pierre & l'Épée, premier contact de la massette et du ciseau, la forme de l'épée émerge de la masse ; II — L'Épée de Fierbois, vue de côté révélant la finesse de la lame taillée dans la pierre ; III — Plantée dans le Roc, vue de face — l'épée surgit comme d'une prophétie ; IV — L'Ambon Achevé, vue finale en atelier avant la pose ; et V — La Parole Proclamée, l'ambon dans l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rennes (Ille-et-Vilaine), où la pierre porte désormais la Parole. Cet ambon en pierre naturelle taillé en taille directe a été conçu sur mesure pour cette église rennaise : aucune autre église au monde ne porte la même iconographie. Pour les autres ambons en pierre sur mesure de l'atelier, voir la page Ambons.

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