L'épée de Fierbois est l'arme miraculeuse que Jeanne d'Arc fit chercher en 1429 derrière l'autel de l'église Sainte-Catherine-de-Fierbois (Indre-et-Loire), guidée par ses voix.
Lors de son procès à Rouen, le 27 février 1431, Jeanne répond elle-même à ses juges : « Étant à Tours ou à Chinon, j'envoyai quérir une épée qui était dans l'église de Sainte-Catherine-de-Fierbois, derrière l'autel. Cette épée fut trouvée sur-le-champ, toute rouillée. Je sus qu'elle était là par mes voix. » L'épée était gravée de cinq croix sur la lame, et la rouille tomba sans difficulté quand les clercs la frottèrent — elle devint étincelante. Selon une tradition (que les historiens contestent aujourd'hui), il s'agissait de l'épée de Charles Martel, déposée à Fierbois après sa victoire sur les Sarrasins à Poitiers en 732. Quoi qu'il en soit, c'est cette épée que Jeanne porta de Tours jusqu'à la délivrance d'Orléans en mai 1429, puis jusqu'au sacre de Charles VII à Reims le 17 juillet 1429. Sculpter cette épée sur l'ambon de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rennes, c'est la révéler une seconde fois — non plus pour la guerre, mais pour la Parole.