De face, *L'Éveil* s'impose dans toute sa verticalité. La figure est assise sur le rocher mais son corps tout entier aspire vers le haut — la tête renversée vers le ciel, les bras levés qui se joignent derrière la nuque dans un geste d'étirement ou d'offrande, la poitrine projetée vers l'avant dans une ouverture complète. Cette posture dit l'éveil dans son sens le plus physique : le premier geste du matin, l'étirement qui réveille le corps.
Le visage, vu depuis cet angle, est légèrement incliné vers l'arrière — on ne voit pas tant les traits que la ligne du cou étiré. Ce qui compte ici, c'est le geste.
La patine bronze brun donne à cette vue de face une présence sculpturale forte. Les zones lumineuses — poitrine, avant-bras, genoux — contrastent avec les zones sombres des creux anatomiques dans un clair-obscur qui renforce l'impression de relief. À 20 centimètres, la sculpture remplit son espace avec une autorité qui surprend.