✦ La patine ✦
Le cuivre
et la mémoire
En tournant autour de l'œuvre, c'est la matière qui parle : les cheveux tirés en mèches sobres vers la nuque, les volumes du crâne et de l'épaule — et partout, la patine à reflets cuivrés qui accroche la lumière sur les arêtes et s'assombrit dans les creux.
Cette patine n'est pas un déguisement : elle révèle. Chaque relief du modelage — la trace du pouce, le passage de l'ébauchoir — devient un accident de lumière. La terre crue, matière humble, prend la profondeur d'un métal ancien.
La ronde-bosse est complète : nuque, épaules et revers ont reçu le même soin que le visage. Terre crue patinée, 30 cm, 2019 — étude d'atelier, pièce unique signée.
« La patine prend la lumière
comme la mémoire prend les jours. »
— Reflets cuivrés