Calvaire de la Sainte Famille — Ex-Voto 50 ans Pèlerinage des Pères de Famille, Cotignac | Jean-Joseph Chevalier
Calvaire de la Sainte Famille en pierre calcaire du Poitou sculpté à la main — ex-voto 50 ans du pèlerinage des pères de famille au sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac, taille directe par Jean-Joseph Chevalier sculpteur d'art sacré

Atelier Jean-Joseph Chevalier  ✦  Calvaire en Pierre  ·  Ex-Voto

Calvaire de Cotignac

 

Calvaire de la Sainte Famille en pierre calcaire du Poitou — ex-voto offert pour les 50 ans du pèlerinage des pères de famille au sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac.

Réalisation — Sanctuaire Notre-Dame de Grâces

La Sainte Famille & la Pierre

 

Ce calvaire en pierre calcaire du Poitou taillée directement a été offert comme ex-voto pour les cinquante ans du pèlerinage des pères de famille au sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac. Il représente la Sainte Famille en haut-relief — saint Joseph tenant l'Enfant Jésus par la main, la Vierge Marie l'accompagnant dans sa mission.

La mission du Fils est au cœur du programme sculptural — cet Enfant que Joseph guide vers nous, que Marie accompagne, est celui qui vient accomplir la volonté du Père. Du dessin préparatoire tracé dans le carnet au tracé sur la pierre, jusqu'à la taille directe en atelier, six étapes témoignent de la naissance de cette œuvre vouée à durer dans la pierre du Poitou.

Fiche technique

Matériau

Pierre calcaire du Poitou
Taille directe
Haut-relief

Iconographie

La Sainte Famille
Saint Joseph · Vierge Marie
L'Enfant Jésus
La Mission du Fils

Destination

Sanctuaire Notre-Dame de Grâces
Cotignac, Var
Ex-voto 50 ans · 1976–2026

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Autour de ce Calvaire

La Sainte Famille & la Pierre

 

Un calvaire en pierre calcaire du Poitou taillé en haut-relief, ex-voto offert pour les 50 ans du pèlerinage des pères de famille au sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac. Saint Joseph guidant l'Enfant Jésus, la Vierge Marie l'accompagnant : la Mission du Fils inscrite dans la pierre.

I Qu'est-ce que le pèlerinage des pères de famille à Cotignac, et pourquoi un ex-voto ? +

Le pèlerinage des pères de famille à Cotignac est né en 1976 du vœu privé d'un père de famille d'Aix-en-Provence : il avait promis à la Vierge de marcher 90 km jusqu'au sanctuaire Saint-Joseph du Bessillon si l'accouchement difficile de son épouse aboutissait bien.

L'enfant attendu — Emmanuelle — naît en bonne santé en juin 1976. Le père part à pied, accompagné d'un ami, et arrive à Notre-Dame de Grâces où sa femme et le bébé de six semaines l'attendent. Sans l'avoir voulu, il vient de fonder ce qui deviendra l'un des plus importants pèlerinages de France pour les hommes : l'année suivante il revient avec un autre ami, puis ils sont cinq, puis des centaines, puis des milliers d'hommes — pères, époux, fils — partis de toute la Provence pour confier leur foyer à la Sainte Famille.

En juillet 2026, le pèlerinage fête ses 50 ans — 1976-2026, jubilé d'or. Le thème retenu est « Effata, ouvre-toi » (Mc 7,34). C'est pour cet anniversaire qu'a été commandé à Jean-Joseph Chevalier ce calvaire en pierre du Poitou en forme d'ex-voto : la bénédiction est prévue lors de la 50e édition du pèlerinage en juillet 2026. L'ex-voto (du latin ex voto suscepto, « suite à un vœu fait ») est l'offrande sculptée qui dit le merci de cinquante ans de grâces reçues sur les routes de Provence.

II Pourquoi saint Joseph tient-il l'Enfant Jésus par la main ? +

Parce que Joseph, comme tout père, est appelé à guider l'Enfant vers sa mission. C'est l'intuition centrale du programme sculptural : la Mission du Fils s'accomplit grâce à la fidélité silencieuse de Joseph qui le mène par la main.

Saint Jean-Paul II l'a magnifiquement exprimé dans son exhortation apostolique Redemptoris Custos (1989), consacrée à saint Joseph « Gardien du Rédempteur » : « À travers l'exercice de sa paternité, Joseph coopère, dans la plénitude des temps, au grand mystère de la rédemption ». La paternité humaine de Joseph n'est « pas qu'apparente ou substitutive mais elle possède pleinement l'authenticité de la paternité humaine ». C'est exactement ce que les pères de famille viennent demander à Cotignac depuis 1976 : la grâce de leur propre paternité, sur le modèle de Joseph.

Sculpter Joseph tenant l'Enfant Jésus par la main, c'est figurer la main paternelle qui transmet — non pas qui retient. Joseph ne garde pas l'Enfant pour lui : il le présente, il l'oriente, il le mène vers la mission. Marie accompagne. Le programme sculpté est ainsi un modèle offert à chaque père de famille qui fera ce pèlerinage. La vue de détail de la Mission du Fils rend pleinement visible cette articulation.

III Qu'est-ce que le sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac, et où se trouvera le calvaire ? +

Cotignac, dans le Var, est l'unique lieu au monde où la Sainte Famille est apparue dans son entier. Deux sanctuaires y témoignent de cette grâce : Notre-Dame de Grâces sur le mont Verdaille (apparition mariale de 1519) et Saint-Joseph du Bessillon (apparition de 1660).

En août 1519, Jean de la Baume, bûcheron, voit la Vierge Marie sur le mont Verdaille avec l'Enfant Jésus, saint Bernard de Clairvaux et l'archange saint Michel. Marie demande la construction d'une chapelle. En 1660, sur le mont Bessillon voisin, le paysan Gaspard Ricard, épuisé et déshydraté, voit saint Joseph qui lui dit : « Je suis Joseph ; soulève ce rocher et tu boiras ». Une source jaillit. La même année, Louis XIV, accompagné d'Anne d'Autriche sa mère, monte les marches du sanctuaire à cheval pour rendre grâce à Marie pour le miracle de sa propre naissance.

Aujourd'hui, ce sont environ 150 000 pèlerins qui viennent chaque année à Cotignac. Notre-Dame de Grâces est confiée aux Frères de Saint-Jean depuis 1982 ; Saint-Joseph du Bessillon, aux Sœurs bénédictines de Mater Dei (anciennement de Médéa, Algérie). Le calvaire de la Sainte Famille est placé sur le chemin qui relie ces deux lieux d'apparition : chaque pèlerin qui marche entre Notre-Dame de Grâces et Saint-Joseph du Bessillon pourra rendre grâce devant la Sainte Famille réunie dans la pierre, comme elle est réunie au ciel et entre les deux collines.

IV Comment lire les six étapes documentées, du carnet à la pierre ? +

Les six étapes documentées font voir comment le calvaire est né deux fois : une première fois sur le papier du carnet de l'artiste, une seconde fois dans la pierre du Poitou.

L'ordre : I — Le Calvaire de la Sainte Famille, vue d'ensemble de l'ex-voto achevé ; II — Action de Grâce, vue de face avec la Sainte Famille dans la plénitude de la grâce ; III — La Mission du Fils, détail de l'Enfant Jésus guidé par Joseph et accompagné par Marie.

Puis, en remontant le temps : IV — Le Dessin Préparatoire dans le carnet de l'artiste — la Sainte Famille naît d'abord sur le papier ; V — Le Tracé sur Pierre, le dessin reporté sur le bloc de pierre du Poitou avant le premier coup de ciseau ; et VI — La Taille en Atelier, la Vierge et l'Enfant en cours de sculpture en taille directe.

Cette progression révèle une vérité essentielle de la commande sur mesure : l'œuvre naît d'abord d'un dialogue, puis d'un dessin validé, et seulement ensuite de la taille. Le carnet du sculpteur d'art sacré précède toujours la pierre.

V Pourquoi la pierre calcaire du Poitou en haut-relief pour ce calvaire ? +

La pierre calcaire du Poitou — calcaire fin extrait dans la région de Saint-Maixent, Tercé ou Charroux — est l'une des pierres à bâtir les plus réputées de France pour la sculpture sacrée. Son grain serré, sa blancheur crème et sa résistance au gel l'ont fait choisir pour les grandes églises romanes du Poitou et pour les sanctuaires de plein air.

Le haut-relief, technique sculpturale où les figures se détachent de plus des trois quarts de leur volume réel sans se séparer du fond, est particulièrement adapté à un calvaire-ex-voto : les figures de la Sainte Famille s'avancent vers le pèlerin tout en restant liées à la masse de pierre, comme la Sainte Famille s'avance vers chaque famille humaine sans cesser d'être soutenue par le mystère même de Dieu. C'est une technique intermédiaire entre le bas-relief (figures peu détachées) et la ronde-bosse (figures entièrement détachées).

La taille directe en pierre du Poitou demande une grande maîtrise : chaque coup de ciseau est définitif, la pierre ne pardonne pas l'erreur. Mais elle donne aussi cette présence méditerranéenne qui semblera, sur les routes de Provence, à sa juste place — la lumière du Var sur la pierre clémente du Poitou. Pour les autres baptistères et calvaires de l'atelier, voir la page Baptistères & Calvaires.

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