Vue de la nef entière — l'autel à l'agneau dans son écrin. Les trois arcades de l'autel répondent aux arcatures du sanctuaire, la pierre d'Estaillade s'accorde avec les piliers de la nef. Ce qui semblait un défi — introduire un autel sculpté dans une église néoromane du XIXe siècle sans le pastiche ni la rupture — est accompli avec naturel.
L'église Saint-Flavien du Mourillon, consacrée en 1868 par Mgr Jordany, retrouve avec cet autel la présence liturgique que les réformes des années 1960 lui avaient ôtée. L'autel plat a laissé place à un autel sculpté, architecturé, vivant — un autel qui dit ce qu'est un autel : la table du Seigneur, le lieu du sacrifice et du banquet.