Dans l'atelier, avant que le ciseau n'entre en jeu, l'ambon en pierre commence par un acte de foi tracé au crayon. Sur la surface brute du calcaire, les quatre vivants ailés de l'Apocalypse de saint Jean prennent forme — l'homme, le lion, le taureau, l'aigle — porteurs de la Bonne Nouvelle aux quatre coins du monde.
Ce dessin préparatoire révèle la composition du tétramorphe dans sa première intention. Chaque trait cherche l'équilibre des volumes, la hiérarchie des figures, le mouvement d'ensemble qui fera de cet ambon en pierre le lieu vivant de la proclamation de la Parole.