« Ayant levé les mains, il les bénit. Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut emporté dans le ciel. »
— Luc 24, 50-51
D'après le groupe sculpté d'un auteur anonyme (vers 1516), clôture du chœur de la cathédrale de Chartres.
Dans ce dessin, mon étude s'appuie sur une structure ascendante, fidèle à l'iconographie médiévale tardive du relief. L'impression d'ensemble est celle d'une élévation capturée dans l'instant, où le regard est porté vers le haut par les postures des apôtres. J'ai construit la scène par un trait de contour ferme, délimitant les figures des apôtres et de la Vierge agenouillés. Le sommet de la composition est marqué par la partie inférieure du corps du Christ disparaissant dans les nuées, dont j'ai souligné les pieds par un trait plus appuyé. Au centre, j'ai redessiné les empreintes de pieds laissées sur le rocher, détail symbolique fort de la sculpture originale.
Historiquement, cette scène appartient au premier groupe de sculptures (travées sud), caractéristiques du style flamboyant. Elle conserve une disposition archaïque et charmante où l'on ne voit du Christ que les pieds, une manière de signifier que l'Ascension dépasse le champ de vision humain, tout en ancrant l'événement dans le lieu physique du Mont des Oliviers.