De côté, la silhouette de Notre-Dame de l'Alliance dessine une arabesque continue — la courbe de la tête légèrement inclinée, la masse du voile, l'arrondi des épaules, la ligne du bras qui tient l'Enfant. Cette vue révèle la sculpture comme volume dans l'espace — non plus une image plane mais un objet à trois dimensions, une présence qui occupe l'air autour d'elle.
La draperie vue de côté dit toute sa logique — les plis tombent selon la gravité, s'organisent autour du corps, créent ces zones d'ombre et de lumière qui donnent à la pierre sa vie propre. La taille directe dans le calcaire impose au sculpteur de penser en volume dès le premier coup de ciseau — il n'y a pas de correction possible.
Ce profil est aussi celui qui révèle le mieux la relation entre la Vierge et l'Enfant — la façon dont l'Enfant est tenu, la direction du regard maternel, la protection silencieuse qui émane de toute la figure. Notre-Dame de l'Alliance, vue de côté, dit l'essentiel avec économie.